Les dossiers de Octobre 2003
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>HERITAGE
ET PERSPECTIVES : |
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Depuis la fin des années 60, le quartier St Michel a été vidé de sa substance principale : les universités de la République ; puis il fut malmené par des aménagements de voirie, qui transformèrent ses larges rues en voie de transit rapide et ses boulevards en parc de stationnement, et par un règlement généreux pour la construction d'immeubles hauts de huit étages et épais de 15m venant progressivement se substituer à des maisons de ville bourgeoises de 3 niveaux et d'une dizaine de mètres de profondeur. Il ne faut plus laisser les transformations aller dans ce sens. Il apparaît nécessaire, aujourd'hui, de définir une politique urbaine volontaire, ordonnée tout d'abord par le patrimoine hérité et l'esprit des lieux. Trois axes de travail sont à engager ou à poursuivre : reconquérir l'espace public, requalifier les anciennes universités et notamment leurs cours et préaux, préserver et renforcer la vocation muséographique du quartier Par Didier Joseph-François, Président de la Renaissance du Lille Ancien. Reconquérir
l'espace public.
Le XXème siècle a abandonner ces territoires à la circulation et au stationnement, réduisant les trottoirs et les plantations d'alignement à une portion congrue. Il faut réaffirmer la vocation résidentielle du quartier et restaurer la qualité originelle des espaces publics tout en réfléchissant à de nouvelles vocations, par exemple accueillir le tram-train. Requalifier
les anciennes universités.
Une
vocation muséographique De ces trois musées, le musée d'histoire naturelle de Lille est l'héritier. Sa grande galerie témoigne la force des convictions du XIXème siècle pour comprendre et mettre en harmonie l'homme et la nature. Il doit-être restauré et agrandi en conservant Cet héritage doit être maintenu là où il fut créer. Ces lieux doivent poursuivre la vocation muséale et pédagogique qui leur fut assignée par leurs créateurs, hommes politiques, universitaires et industriels assemblés.
A partir des années 1950, l’augmentation du nombre des étudiants rendait ces locaux surpeuplés et inadaptés à l’enseignement et à la recherche. Commence le temps du grand déménagement. En 1954, la faculté de Médecine s’installait dans le vaste ensemble du CHU. Deux ans plus tard, en 1956, la faculté de Droit quittait les bâtiments partagés avec les littéraires et gagnaient de nouveaux locaux, rue Paul Duez. Enfin, en 1969, les scientifiques partaient s’installer à Villeneuve d’Ascq, rejoints en 1974 par les littéraires et les juristes. Les locaux ainsi libérés furent immédiatement occupés par d’autres services de l’Éducation nationale (CRDP, CUEEP). Si la place Saint-Michel ne peut plus se donner le petit air de Quartier latin qu’elle avait quand les beaux jours revenaient, si les librairies spécialisées qui s’y étaient installées ont toutes disparu à l’exception de celle de la rue de Valmy, le quartier des Écoles conserve une atmosphère qu'il convient de préserver. On peut aussi formuler le souhait que ces édifices soient mis en valeur et ne sombrent pas dans l'anonymat. Des panneaux pourraient rappeler leur destination primitive et les noms de ceux qui les ont édifiés. Dans le cadre de Lille, capitale européenne de la culture, ces bâtiments feraient bonne figure dans la liste des visites guidées proposées aux Lillois et à ceux qui viennent découvrir notre ville
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