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Dossier spécial RLA : « L'avenue du Peuple Belge »

Notre bulletin hors-série consacré à l'avenue du Peuple Belge est disponible dans notre local ou en vente par correpondance : contactez-nous !
Retrouvez ci-dessus l'édito et le sommaire de ce numéro.

Editorial

Quand en 2008, Martine Aubry inscrivit à son programme la remise en eau de la Basse-Deûle, nous avions eu un formidable espoir. Pour la première fois depuis 1850 et les premières volontés de combler la rivière, un maire de Lille, non seulement voulait enrayer le processus de rupture entre la ville et la rivière qui la vit naître, mais voulait faire revenir l'eau dans son coeur, dans son berceau. Ce geste avait un sens profond. Lille renouait avec son âme. De son regard alors extérieur, Martine Aubry avait vu ce que les Lillois ne voyaient plus : leur ville et l'eau étaient indissociables. Elle voyait et voulait ce qu'aucun maire n'avait osé avant elle depuis le XIXe siècle. Cette audace et cette clairvoyance nous confondaient. Nous n'avions pas osé rêver si fort. Nous avions du mal à croire à cette réalité.

La promesse était forte. Le geste le fut aussi puisque le projet alla jusqu'au concours d'opération avec un lauréat. Tout était en place : un projet et une équipe. Manqua le budget. Pour des raisons un peu longues à expliquer, le projet fut abandonné, torpillé en plein envol. Certaines de ces raisons ne sont pas glorieuses pour ceux qui, de l'autre côté de la métropole, ressortirent les vieux arguments anti lillois, jalousies et rancoeurs, estimant : « Rien n'est jamais trop beau pour Lille ! » On le réduisit à un projet de quartier et on l'enterra. Le serpent de mer eut bien quelques soubresauts, mais l'avenue se dégrada au point de devenir une friche hideuse en plein coeur d'une capitale régionale, dans son lieu le plus touristique.

Et le temps passa confirmant que les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Sur place, certains s'étaient mobilisés contre le projet pour des quantités de raisons disparates, toutes infondées. L'opposition politique, au lieu de soutenir le projet, contribua à le torpiller... puisque le rôle d'une opposition est de s'opposer !

Aujourd'hui, l'état de l'avenue est si honteux que tout le monde convient de l'urgence de faire quelque chose. Alors on va consulter ! Mais qu'est une consultation sans une information complète et des projets concrets à comparer ? Qu'est un référendum sans la même information ? Il serait fallacieux de demander : voulez vous un jardin pas cher ou une remise en eau très chère ?

Constants, nous affirmons que la seule solution est la remise en eau profonde et que ce projet n'est pas dispendieux. La RLA a été pionnière dans le constat de l'état de l'avenue, et nous sommes conséquents en disant qu'il faut absolument remettre en eau la Basse-Deûle pour donner à Lille, coeur de Métropole, un site touristique d'envergure internationale. Nous avons donc réalisé ce dossier pour que tous, Lillois et Métropolitains, disposent d'une information complète, et espérons que, cette fois, un consensus politique se dégagera et que nul ne s'opposera plus en disant « c'est le projet d'Aubry » comme on l'a entendu par le passé.

La remise en eau est un projet pour tous et non un projet de quartier pour quelques riverains gentrifiés amateurs de bicyclette et de potagers urbains. C'est un projet métropolitain, un vrai projet de capitale régionale, renforçant sa centralité.

La remise en eau hissera Lille au niveau des villes de Flandre, de France et d'Europe auxquelles l'eau apporte une dimension exceptionnelle. Nous espérons convaincre. Le maire qui osera ce projet laissera pour toujours son nom dans l'histoire de Lille, et nous le soutiendrons de toute notre énergie, de toute notre conviction.

Jean-Yves Méreau
Président de la Renaissance du Lille Ancien

Sommaire de ce numéro spécial

Editorial page 2 Cahier : histoire et iconographie pages 3 à 25 Lille et l'eau page 3     Histoire d'une naissance, histoire d'un divorce page 3 Une rivière dans la ville page 11 Nés avec le port page 12     Précurseur de la bourse, Gilles de le Boe édifie sa maison page 12     Au bout de la ville et de la rivière, l'hospice général page 12 Les ponts de lille page 13 Peintres et illustrateurs page 14 Fêtes et réjouissances sur la rivière page 15     Une rivière n'est pas qu'un décor sans intérêt social page 15 De la rivière a l'avenue page 16 De l'avenue à la friche page 18 Et pourtant un haut lieu de l'architecture lilloise page 20 Premiers pas vers une renaissance page 22     La réflexion sur la remise en eau, un long fleuve avançant tranquillement page 22 Le concours page 23     Les cinq projets de 2011 hélas restés dans les cartons page 23 Quelques réponses simples à des fantasmes bien ancrés page 26 Cahier : analyse et discussion, defense de la remise en eau pages 28 à 52 Confluence d'idées page 28 Penser la ville page 29     Un projet européen pour une capitale européenne page 29     Une ambition pour hisser Lille et la métropole au plus haut niveau page 31     Une friche économique qui ne demande qu'à devenir malle aux trésors page 32     Comme toutes les grandes villes, Lille doit maintenant se jeter à l'eau page 33 Vision d'avenir page 34 Penser le tourisme page 35     Une rivière en eau sera un irrésistible aimant touristique page 35 Penser l'histoire page 36     La remise en eau la Basse-Deûle sera un outil d'enseignement exceptionnel page 36 Penser le patrimoine page 37     La remise en eau est une indispensable renaissance patrimoniale page 37 Penser le paysage page 38     L'avenue est d'abord un paysage prêt à renaître en majesté page 38 Paysage urbain page 41     La Basse-Deûle remise en eau sera la plus belle perspective de Lille page 41 Vie sociale page 42     Supprimer les sectionnements, les compartiments, les zones mortes page 42     Impérativement, faire sauter le verrou du Pont-Neuf page 43 Et si l'on veut construire page 44     Atouts et potentiel de l'hospice général page 44 Le projet le plus écologique page 45     Régler un problème invisible de pollution des sols et de la nappe souterraine page 45     Créer un écosystème aquatique riche, propre et sain, une exception en centre-ville page 46     L'opportunité de créer une continuité écologique et des corridors biologiques page 47 Petit tour au fil de l'eau page 48 Patrimoine immatériel page 49     Rendre à la vieille ville son élément majeur : la poétique de l'eau page 49 Parlons finances page 50     Où l'on voit que la remise en eau n'est pas un projet pharaonique page 50     Le site de la Poterne, le bras mort, la Tortue et le jardin écologique page 51 Dans l'oeuvre de Jean Pattou page 52     Sa vision onirique nous donne à voir un réalisme que nous ne savons plus imaginer page 52

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